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"Writings" Category


Erwan Maheo – Projet pour le cours d’actualite de l’art – La Cambre


Lundi, mars 2, 2009

Présentation du cours d’actualité de l’art qu’Erwan Mahéo proposera au premier trimestre 2009.

Je tiens d’abord à remercier Caroline Mierop pour sa proposition de cours d’actualité de l’art car je pense qu’il s’agit là d’une vraie idée pédagogique, un cours comme il m’a manqué d’en avoir lorsque j’étais étudiant. Un projet intermédiaire entre les ateliers et les cours magistraux, un lieu et un moment où l’on peut débattre avec les étudiants de l’art d’aujourd’hui au miroir de leurs pratiques, dans ses rouages plus que dans un rapport historique admis. La dernière biennale de Lyon s’intitulait « l’histoire d’une décennie qui n’est pas encore nommée », je pense que le cours d’actualité de l’art correspond à un questionnement de ce type : tenter de dégager avec les étudiants les idées et les concepts qui sont à l’œuvre aujourd’hui dans l’art, d’un point de vue théorique mais aussi en regard du marché, des enjeux esthétiques… et bien sûr de ce qui se passe autour de nous, ici et maintenant.

Lors de mon entretient avec Caroline je lui parlais d’un travail qui avait été mené dans les années 50 par Charles & Ray Eames, Georges Nelson et Alexander Girard à l’université d’Athens (Georgie USA). Il s’agissait d’expérimenter des nouvelles méthodes pour « apprendre à apprendre ». Dans ce cadre les designers et le théoricien de la communication avaient imaginés un dispositif dans lequel des images, des sons et des odeurs se téléscopaient dans l’amphithéâtre. L’idée partait du constat que le cerveau est réceptif à des stimulis très variés et que chaque personne reçoit de manière différente les informations qui sont diffusées. Ainsi l’ensemble des images, sons… accompagné d’un médiateur plongeait les étudiant dans un bouillonnement d’informations comparable à celui dans lequel nous évoluons chaque jour dans le monde moderne (et a fortiori post moderne). Je voudrais, dans mon cours d’actualité de l’art, prendre cette expérience comme point de départ pour ouvrir un laboratoire de discussion avec les étudiants.

L’amphithéâtre est équipé de matériel de projection (vidéo, diapositives, son) que je souhaite utiliser pour diffuser des documents sur l’art d’aujourd’hui ainsi que sur le design, la musique, la performance… J’espère qu’ainsi chacun se sente immergé dans une somme d’informations qui permette de poser un ensemble de questions sur l’actualité et que cette perte de repères générée par la profusion de documents procure à chaque individualité un sentiment de responsabilisation, de nécessité de positionnement, de réactions et de liberté de parole qui alimentera les débats et confortera chacun dans la volonté de s’exprimer et d’aiguiser son sens critique. Le cours d’actualité de l’art prendra donc la forme d’un laboratoire interactif à l’intérieur duquel la réalité du monde de l’art se mêlera à celle des étudiants et de la vie. Pour ma part je proposerais certains documents sur des expositions visibles à Bruxelles ainsi que sur des choses que j’ai pu voir au cours de mes déplacements qui m’ont marquées et ont soulevé des questions.

J’ai par exemple vu récemment l’installation de Dominique Gonzales-Foester dans la turbine de la Tate Modern à Londres. La pièce part d’un scénario de science fiction (les pluies diluviennes qui tombent sur Londres ont contraint les habitants à se protéger et à stocker les sculpture publiques dans un lieu immense pour les empêcher de se développer comme une jungle tropicale). Une immense araignée de Louise Bourgeois s’emmêle dans une non moins gigantesque sculpture de Calder et d’autres, des extraits de films d’anticipation sont diffusés sur un écran géant et des lits remplissent cet espace pour accueillir des réfugiés, des livres sont posés sur les lits. Cette installation pose des questions tout à fait actuelle : je pense au rapport à la fiction dans l’art contemporain et à celui de la citation historique (quotation art) et à l’inclusion d’œuvres d’autres artistes dans un travail.

Voici des points de départ pour des discussions passionnantes. Une autre chose me semble à la fois intéressante pour les étudiants et pour moi-même : je considère ce cours comme une prolongation de préoccupations qui existent dans mon propre travail. Ces questions posées, ce rapport au laboratoire, à l’histoire, à la citation sont des notions présentes dans mes travaux et je voudrais que le dispositif mis en place pour le cours comporte la possibilité d’une création future. Je souhaiterais ainsi documenter ces moments (filmer) en vue de les utiliser, peut-être, par la suite. La question du « work in progress » est ici posée et, avec elle, celle du rapport au temps dans la création artistique. J’ai fondé il y a cinq ans une résidence d’artiste dans mon ile bretonne natale dans laquelle est venue une quinzaine d’artistes à ce jours. Chaque artiste est libre de faire ce qu’il veut pendant le temps de la résidence, je leur demande uniquement de laisser une trace de leur passage derrière eux. L’ensemble des documents récoltés forme une banque de données qui parle du contexte de travail, de l’insularité, de l’isolement, de l’atelier…

Je parle de ce projet car je le considère comme une sculpture sociale en devenir qui implique plusieurs personnes et évolue, dans le temps, d’une manière imprévisible et organique qui en font un type d’œuvre difficilement classable mais qui pose aussi d’autres questions comme la propriété de l’œuvre, l’extension du champ de l’art via l’intervention d’écrivains, de musiciens… J’en proposerais un exposé dans le cours d’actualité. Je joins à ce texte une expérience que j’ai menée avec des étudiants grecs de Théssalonique l’année dernière qui me semble parler elle aussi de la manière dont j’envisage ces moments partagés. Il s’agissait d’un projet intitulé « Fire Works ». Les étudiants devant être notés pour ce cours j’imagine d’extraire de chaque séance une question de celles qui auront été débattues, soit dix questions en tout, et proposer aux élèves en fin de cycle de disserter sur quelques unes de ces questions. Fireworks (Une expérience pédagogique) 2007 Je me suis rendu en Grèce, à Thessalonique, le 26 août dernier afin de préparer l’exposition « Dispersion » qui se tient dans l’enceinte de l’ancien camp militaire de Kodra à Kalamaria.

Cette exposition, présentée par Denys Zacharopoulos, s’ajoutait à plusieurs autres de projets sur ce site dans le cadre de « Action field Kodra 2007 », l’une des plus importantes manifestations culturelles de la ville, liée cette année à la première biennale de Thessalonique. L’organisateur de cette manifestation annuelle est Christos Savvidis. A mon arrivée Christos m’a informé qu’une discussion ouverte devait avoir lieu, dans le programme général, sur le thème de « l’art public » et m’a invité à y prendre la parole. D’autre part il m’a demandé si je voulais bien réfléchir à une intervention ou une action (sous quelque forme que ce soit) par rapport aux incendies qui ravageaient tout le sud de la Grèce et dont l’ampleur mettait le pays et le patrimoine mondial dans une situation catastrophique (cette situation touchait toutes les couches de la société car des gens ont perdu la vie, des sites archéologiques ont été détruits, le gouvernement -en période électorale- s’est révélé impuissant face à une telle crise, une partie au moins des incendies était d’origine criminelle…)

A travers tout le pays des manifestations s’organisaient, la colère montait, des évènements culturels étaient annulés en hommage aux victimes ou par manques de moyens. Monsieur Savvidis pensait à juste titre que Kodra 2007 devait avoir lieu comme prévu et me proposait de faire ou de dire quelque chose par rapport à cette situation. J’étais bien sûr désemparé par cette proposition qui touchait directement à une situation politique qui m’était, somme toute, extérieure et qui revêtait une haute signification symbolique. Le soir même j’en faisais part aux étudiants de l’école d’art de Thessalonique qui m’assistaient pour la préparation de l’exposition. Je fus très surpris de voir à quels points tous étaient touchés par ce qui se jouait dans leur pays et combien ce sujet donna immédiatement lieu à des discussions passionnées ; comme si tout à coup une porte avait été ouverte qui leur permettait d’exprimer leur colère et leur amertume. Après plusieurs jours de discussions dont je me retrouvais, presque malgré moi, le modérateur, je proposais de travailler tous ensemble à construire quelque chose qui pourrait porter ces voix élevées.

Je décidais d’annexer un espace du site de l’ancien camp militaire pour accueillir les sentiments de tous et de travailler avec chacun à une forme plastique qui puisse dire au mieux ce qu’ils pensaient. Des idées fusaient d’abord dans tous les sens puis, petit à petit, des formes personnelles ont émergé. J’utilisai les moyens mis à ma disposition pour produire quelques œuvres des étudiants et nous travaillâmes ensemble à trouver un titre, un fonctionnement général, une cohérence qui puisse donner à notre projet une forme simple, ouverte et intelligible. Nous avons finalement décidé d’ouvrir ce lieu à l’expression du public et, durant le temps de l’exposition, les visiteurs pouvaient eux aussi s’exprimer. Ce projet s’est appelé « Fireworks » (des « travaux liés aux feux » mais aussi des « feux d’artifices » qui emmenait l’idée vers une dimension plus festive d’une chose sociale partagée. « Fireworks » contient aussi un sens négatif que l’on pourrait traduire en français par « poudre aux yeux », ce qui parlait des actions politiques menées face à la crise et ironisait sur l’inaptitude présumée de l’art à exposer des problèmes de ce type.

Je pense qu’ainsi quelque chose est né d’une situation et d’une volonté collective de s’exprimer. Les étudiants ont eu une véritable expérience artistique mêlant des questions politiques, esthétiques, conceptuelles en menant un projet dans son ensemble, structuré, pensé, exposé et même documenté. J’avais imaginé parler, au cours de la discussion sur « l’art public », du projet qui me menait d’abord à Thessalonique mais, après l’expérience de « fireworks », il me semblait évident que c’est cette histoire que je raconterai tant elle me semble être un exemple parfait d’art du genre, avec en plus, la légèreté et la fraîcheur de l’éphémère, une dimension sociale à plusieurs niveaux, une autre politique. Cette expérience partagée avec les étudiants, et qui semble avoir eut un grand impact sur eux et sur leur façon d’envisager une démarche artistique, a eu sur moi aussi une emprise passionnante qui marquera probablement mon approche de l’idée même d’enseignement.

L’argent de la culture en Communaute Francaise de Belgique


Jeudi, octobre 11, 2007

Etat des lieux – source : Le Soir – Jean-Marie Wynants)

Qui touche combien ?

(article 2005) C’est une première: la Communauté française publie la totalité des subventions culturelles. L’ORW et l’OPL sont les plus richement dotés. Décodage en primeur. Fadila Laanan, ministre de la Culture de la Communauté française, avait annoncé vouloir placer son mandat sous le double signe de la rigueur et de la transparence. Elle met aujourd’hui cette dernière à l’honneur en publiant un rapport complet sur les crédits alloués durant l’année civile 2003 dans le domaine de la culture. A l’ère de l’informatique, la chose pourrait sembler aisée. C’est pourtant bien d’une première qu’il s’agit, et Martine Lahaye, directrice de cabinet adjointe, qui a coordonné ce rapport, est d’autant mieux placée pour l’affirmer qu’elle a, avant cela, longtemps dirigé l’administration de la culture. Si des rapports sont régulièrement publiés, ils portent sur des périodes plus anciennes et/ou sont généralement consacrés à un secteur précis ou à des chiffres nettement plus globaux. Cette fois, tous les secteurs sont concernés (excepté l’audiovisuel), et, dans chacun d’eux, chaque bénéficiaire de subvention est identifié avec les différentes sommes qui lui ont été allouées. Imposante par son volume, cette étude devrait être un outil important pour la suite des Etats généraux de la culture. Pour Fadila Laanan, cette mise à plat possède au moins deux avantages : d’une part, elle peut favoriser un dialogue constructif avec les acteurs culturels et garantir, par la transparence, le traitement équitable de tous. D’autre part, cela montre le nombre impressionnant de bénéficiaires subventionnés par la Communauté et leur étonnante diversité. Au petit jeu du mieux doté, toutes catégories confondues, l’Opéra royal de Wallonie arrive largement en tête avec 11.676.000 euros, devant l’Orchestre philharmonique de Liège (6.842.000), le Théâtre national avec 4.192.000, Charleroi-Danses (2.975.000) et le Botanique (2.476.000). Un quintette de tête qui permet déjà de constater que, contrairement aux idées reçues, les institutions les mieux dotées ne sont pas bruxelloises mais liégeoises. La ministre Fadila Laanan a commenté pour nous cette publication et répondu à nos questions sur les états généraux, les récents problèmes de direction à la tête des Halles et des Tanneurs, la responsabilité des conseils d’administration des ASBL, la place des jeunes créateurs, l’Atelier théâtre de Louvain-la-Neuve, Charleroi-Danses, etc. Documents en ligne : http://www.culture.be/index.php?m=conventions&fc_id=56

Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur van Bert Anciaux


Lundi, janvier 31, 2005

Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

1 Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur van Bert Anciaux, Vlaams minister van Cultuur, Jeugd, Sport en Brussel Kaaitheater, dinsdag 18 januari 2004 Geachte aanwezigen Laat me u overvallen met een doemscenario. Beeld u zich in dat er op dit eigenste moment een bom valt op het Kaaitheater. Ik wil daar bij wijze van aperitief op mijn toespraak, drie hypotheses aan koppelen: Hypothese 1. Het is een ramp zonder voorgaande. De culturele sector is compleet onthoofd, het Vlaamse cultuurbeleid wordt in één klap een halve eeuw teruggeblazen, de kruim van de creativiteit en het sociaal kapitaal van deze sector gaan verloren. Hypothese 2, van een iets negatievere aard, althans voor u. Er komt ineens zoveel ruimte voor nieuwe, jonge en talentrijke mensen dat het Vlaamse cultuurbeleid een plotse renaissance kent, een werkelijke revolutie die de cultuur in één klap een halve eeuw voorsprong geeft. Hypothese 3, de meest cynische. Er verandert niks, met enkele haperingen draait het Vlaams cultuurbeleid gewoon verder. Business as usual. Dames en heren, laat me meteen duidelijk zijn: ik kies met veel overtuiging voor de waarheid achter hypothese 1. Meteen neem ik afstand van de zeurders, de zagemensen, de doomdenkers en vooral van de cynici. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

2 Ik ga niet mee in de coulissen staan om met venijn of chagrijn te mekkeren over het kwaliteitsverlies, de teleurgang, het gebrek aan kansen voor verjonging en de middelmatigheid van het Vlaamse cultuurleven. Ik weiger om tijd te verliezen in de overbodige discussie tussen de zogenaamde avantgardisten en progressieven versus de zogenaamde mainstreamers of conservatieven. Dit is een domme en weinig constructieve tegenstelling. Ik kies overduidelijk voor een diversiteit aan makers én smakers van cultuur, op àlle vlakken. Ik reageer ook fors op het dreigende kannibalisme tussen mijn sectoren. Wie is er zo dom om de middelen van het sportbeleid te vergelijken met deze van het cultuur- of jeugdbeleid? Wie speelt het perfide spel om relatieve armoezaaiers tegen elkaar op te zetten? Ik pleit met steeds meer overtuiging voor een samenleving die duidelijk plaats maakt voor cultuur, voor sport, voor jeugd, voor welzijn. En mag ik hier meteen ook de nood aan solidariteit met andere, arme delen van de wereld even aanraken? Ik hoop op een krachtig bondgenootschap tussen die sectoren in plaats van afgunst op elkaars zogezegde rijkdom. Laat dit ook het fundament van mijn cultuurbeleid zijn: veel respect voor het enthousiasme, het vakmensschap en de creativiteit van de verschillende sectoren. Ik wil met mijn cultuurbeleid deze kwaliteiten blijven garanderen door ruimte, lucht en licht te bieden, door veranderingen een kans te geven, via een intensieve dialoog met juist deze sectoren. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

3 Geachte aanwezigen, ik wil mijn toespraak in drie delen aan u presenteren. Ik begin met een aantal principes, ik maak een snelle vlucht over de sectoren en ik eindig met een aantal uitdagingen of krachtlijnen. Zoals Chantal u al vertelde, heb ik het antwoord op heel wat vooraf gestelde vragen in deze toespraak opgenomen. Maar ook straks, in het interview, zal ik graag op een aantal van deze vragen ingaan. Dames en heren, Ik durf niet vermoeden dat u mijn beleidsnota “cultuur” als inslaaplectuur mee naar bed neemt. In alle eerlijkheid: dat doe ik ook niet. Daarom wil ik u in dit eerste deel nog enkele basisprincipes voorschotelen. Meteen stel ik een belangrijk uitgangspunt centraal, namelijk dat de eigenheid van cultuur en het respect voor die eigenheid de kracht moeten uitmaken van het huidig en toekomstig cultuurbeleid. De erkenning van de eigenheid van de diverse culturele sectoren vertaalt zich in het respect voor en de honorering van een aantal onvervreemdbare kernopdrachten. De professionele kunsten moeten zich op de artistieke creatie kunnen storten. De erfgoedsector moet de kans krijgen om zijn taken op het vlak van behoud, beheer, studie en publieke ontsluiting kwaliteitsvol op te nemen. Het sociaal-cultureel werk verdient de steun om zijn gemeenschapsvormende, educatieve, culturele en maatschappelijke functies te realiseren. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

4 Het spreekt vanzelf dat dit alles op de verschillende beleidsniveaus een eigen en eigen-aardige invulling moet krijgen. Het decreet lokaal cultuurbeleid, met hierin de expliciete plaats voor cultuurcentra en bibliotheken, vormt daarvoor een erg levendig en krachtig instrument. Maar ook internationaal stelt zich een belangrijke opdracht. Als tweede principe verwijs ik naar de contextualisering van het cultuurbeleid. Ik wil niet alleen oog hebben voor de waarde van de individuele initiatieven en organisaties. Het is de essentie van een cultuurbeleid om dossiers én sectoren in een evenwichtige context te plaatsen. Men mag niet verwachten dat individuele actoren en subsectoren voor zichzelf deze relativering maken. Dat is een wezenlijke opdracht van de cultuuroverheid. Met het contextualiseren scheppen we eigenlijk het kader om de verschillende onderdelen als een geheel te bekijken. Dit vraagt telkens weer een intensieve en gevoelige oefening. Hierbij houdt de overheid rekening met de budgettaire grenzen, de tijdsgeest, de politieke accenten, de maatschappelijk boven- en onderstromen, maar ook met de vraag of er in bepaalde segmenten geen overaanbod kan worden vastgesteld. Het mag duidelijk zijn dat ik pleit voor een breed en divers veld, waarin een breed en divers publiek altijd wel ergens zijn gading kan vinden. Ik heb in mijn beleidsnota cultuur het belang van diversiteit en interculturaliteit zeer sterk benadrukt. Ik kom daar verder nog op terug. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

5 Participatie als volgende principe: het woord is weerom gevallen. Hopelijk niet meer als een bom. Ik blijf de nood aan maatschappelijke inbedding bepleiten. Participatie is een verhaal van culturele competentie, van het slechten van participatiedrempels, van verbreding, vernieuwing en verdieping. En, jawel, ook van interculturaliteit. Het verhogen van culturele competentie uit zich bijvoorbeeld in het stimuleren van educatie. In alle culturele domeinen wordt ruimte gemaakt voor kunst- en cultuureducatie. Maar ik zie het nog ruimer. Zo denk ik ook aan educatie in de niet-formele context, de omgeving waarbinnen het sociaal-cultureel werk zijn krachtig verhaal vertelt om mensen een leven lang levensbreed te laten leren. Tijdens deze legislatuur wil ik, samen met het departement Onderwijs, ook concrete resultaten boeken op het vlak van de brede school en een verdere expertisebundeling tussen de cultuur- en onderwijssector. Participatiedrempels slopen: dit blijft een andere belangrijke uitdaging voor het cultuurbeleid. Culturele organisaties hebben de opdracht na te denken over de relatie tussen aanbod en publiek en moeten daar gepaste antwoorden op zoeken. Ik blijf speciale aandacht geven aan initiatieven voor mensen die in armoede leven en aan sociaal-artistieke projecten. De tijd van geïsoleerde initiatieven moeten we achter ons laten. Ik reken onder meer op de steunpunten binnen àlle domeinen om hier hard aan mee te werken. Ik hoop u als partner te kunnen duiden in het actieplan cultuurparticipatie, waarin ik de vele bestaande initiatieven wil situeren, in mekaar laten haken én versterken. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

6 Ook mijn volgende aandachtspunt klinkt bekend, maar vraagt om creatieve energie: een internationaal cultuurbeleid in twee richtingen. Enkel door een systematische en uitdagende confrontatie met andere culturen zal een Vlaams cultuurbeleid een identiteit verwerven. Natuurlijk gebeurt er al heel wat. Denken we maar aan de veelvuldige aanwezigheid op internationale fora, ons streven naar een cultureel akkoord met de Franse Gemeenschap, een aantal specifieke culturele samenwerkingen en noem maar op. En, ik wil zeker Brussel niet vergeten. Dit knooppunt biedt kansen om het Vlaamse cultuurleven onder internationale aandacht te brengen en tegelijkertijd het venster op de internationale gemeenschap wijd open te houden. Maar toch reikt mijn ambitie verder: ik wil een veel sterkere regie en meer slagkracht. We laten nog veel kansen verloren gaan door versnippering, gebrek aan onderlinge communicatie en aan het uitwisselen van ervaringen. In de onmiddellijke toekomst installeer ik een werkgroep die deze regiefunctie heel concreet vorm zal geven. Dames en heren, Ik ben, samen met de Staten-generaal van het Middenveld een overtuigd “believer” in een sterk middenveld. Het vormt historisch en actueel een garantie voor democratie maar ook voor kwaliteit en dynamiek… zeer zeker in het cultuurlandschap. Hun pleidooi voor een krachtige samenwerking is terecht. Hierover moeten we stevige afspraken maken, rekening houdend met mekaars verantwoordelijkheden. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

7 Een goede uitvoering van afspraken, maakt nog betere vrienden. Ik weet dat de Vlaamse overheid niet altijd behoorlijk bestuurde. Begrotings- en andere richtlijnen maakten het soms moeilijk om onze eigen decreten nauwkeurig en met respect voor onze particuliere partners uit te voeren. Dit bracht sommigen onder jullie in budgettaire problemen. Jullie weten het beter dan ik: kaskredieten verarmen de cultuursector en verrijken de banken. Dat is zowat het averechtse van mijn bedoelingen voor de komende periode. In het verlengde hiervan heb ik ook veel begrip voor het feit dat de besparing die ik in 2004 moest doorvoeren, voor ontgoocheling en protest heeft gezorgd. Ik was onverkort solidair met mijn collega-ministers die allemaal moesten inleveren. Ook ik deed mijn deel. Het is volbracht, eenmalig, en met een gunstig perspectief voor de volgende jaren. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

8 In dit tweede deel wil ik even de verschillende sectoren overlopen. Ik doe dat te kort, ik heb onvoldoende tijd om elke sector zijn verdiende merites te geven. Laat me beginnen met de professionele kunsten. Uiteraard staat hier de uitvoering van het kunstendecreet centraal. De aanvraagdossiers voor de vierjarige subsidiëringsperiode zijn al een tijdje binnen. Tegen 1 februari verwachten we de aanvragen voor de tweejarige subsidiëring. De concrete toepassing van het Kunstendecreet lichtte ik vorige week uitgebreid toe aan de voorzitters van de beoordelings- en adviescommissie. Ik verwijs graag naar de tekst daarvan, die u op de webstek van de Administratie Cultuur vindt. Met aanbeveling. In de lijn van het regeerakkoord ligt er een duidelijk accent op de verdere uitwerking van een letteren- en publicatiebeleid en op de verdere veldopbouw van de beeldende kunstensector. Hiervoor werken we aan een beleidsplan beeldende kunst, onder meer inhakend op vragen over de internationale positionering, de rol van galeries en privé-verzamelaars, en de plaats van de musea voor hedendaagse kunst. Voor de podiumkunsten wil ik onder meer aandacht besteden aan de spreidingsproblemen die zich hier stellen. En wat voor het cultureel erfgoed? De verdere uitbouw van een geïntegreerd en integraal cultureel-erfgoedbeleid is een belangrijke uitdaging voor deze beleidsperiode. Ik wil op de ingeslagen weg verder gaan en een coherent beleid realiseren dat zich én richt op de kerntaken eigen aan deze omvangrijke sector én de maatschappelijke integratie verwezenlijkt van het cultureel erfgoed. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

9 Ik leg belangrijke accenten op: vorming en deskundigheidsbevordering; samenwerking en participatie; en het eigen Vlaams erfgoed. Daarnaast schuif ik ook drie inhaalbewegingen naar voor, met name op het vlak van behoud en beheer, een digitaliseringsbeleid binnen de bredere context van een beleid voor e-cultuur én een actieplan voor de archiefsector. Voor het sociaal-cultureel volwassenenwerk zetten we vanaf dit jaar de nieuwe middelen in voor de realisatie van het decreet. Dat moet toelaten de geplande herstructurering te realiseren. Daarnaast ligt er ook nadruk op de uitbouw van de sociaal-culturele migrantenverenigingen. Het decreet voorziet al in een evaluatie tegen juni 2005. Ik ben het met de sector eens dat het te vroeg is om dit nu al op een drafje af te werken. Gezamenlijk kunnen we eerst werken aan meer eenvoudige procedures om dan tegen 2007 grondig te evalueren. Een zekere decretale rust moet ons de gelegenheid geven om samen belangrijke maatschappelijke uitdagingen aan te gaan. Voor de amateurkunsten zijn de volgende twee jaar zeer belangrijk. Er is niet enkel de uitbouw van de semi-professionele werking, maar ook de bepaling van de subsidie-enveloppen voor de volgende beleidsperiode. Beide initiatieven leiden niet enkel tot meer middelen, maar ook naar een sterkere zichtbaarheid van deze bloeiende sector. Het decreet op het lokaal cultuurbeleid is toe aan bestendiging en evaluatie. Ik wil dit grondig en zonder taboes aanpakken. Ik denk zelfs dat het goed is om Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

10 ervoor te zorgen dat deze evaluatie kan besloten worden in 2006, het jaar voor de nieuwe planningsperiode. Maar ik wil sommigen al bij voorbaat teleurstellen: evaluatie is niet hetzelfde als restauratie. Zoals ik al eerder aankondigde, maak ik alvast werk van een vermindering van de planlast. De verplichte tussentijdse bijsturing van de eerste beleidsplannen zal bijvoorbeeld wegvallen. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

11 Het derde en laatste deel van mijn toespraak is misschien wel het belangrijkste. Ik verwijs naar het referentiekader dat ik voor toepassing van het Kunstendecreet aanreikte. De principes die ik hier naar voor schuif, zijn grotendeels toepasbaar op het geheel van het cultuurbeleid. Ik wil er graag een aantal toelichten en voeg er enkele aan toe. 1. De paradox van de institutionalisering Ik hoor en lees vaak dat kunstenaars, erfgoed- en sociaal-culturele medewerkers zonder hun eigen organisatievorm niet meer in staat zouden zijn hun ding te doen. Ik ben zo vrij dat te betwijfelen. Een eigen structuur is te vaak een fetisj die niet ter discussie mag worden gesteld, maar die in de praktijk niet altijd een aanwijsbare meerwaarde genereert. De vraag moet in beide richtingen gesteld worden: we moeten ons niet alleen afvragen wie nood heeft aan een nieuwe, eigen structuur, maar ook welke structuren misschien niet meer nuttig zijn voor vandaag en morgen. Ik pleit hier voor een genuanceerde aanpak. In sommige gevallen en in sommige sectoren is er absoluut nood aan nieuwe en specifieke structuren. Maar in andere gevallen acht ik het denkbaar dat aansluiting gevonden wordt bij bestaande structuren. Ik denk hierbij uiteraard aan de kunstencentra en volkshogescholen, maar eigenlijk kan je deze stelling sterk uitbreiden: de tijd dat een organisatie of instelling een ondoordringbare burcht is voor jonge of nieuwe initiatieven, ligt achter ons. 2. Culturele industrieën Dames en heren, We zijn in een volgende, historische, fase van het cultuurbeleid aanbeland. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

12 In de beleidsnota kondig ik een aantal nieuwe beleidsinstrumenten aan. Ze laten ons toe om de diverse druk op bestaande regelgeving te verminderen, maar – en dat is veel essentiëler – ook om het blikveld van het cultuurbeleid sterk uit te breiden. Deze systemen zullen leiden tot een grondig andere inkleuring van het cultureel landschap. Eén ervan is een ondersteuningssysteem voor de culturele industrieën. Veel mensen zien dan meteen het spookbeeld van de grote internationale concerns. Maar we vinden het fenomeen net zo goed terug bij kleine, startende initiatieven die op zoek zijn naar een soepele, wendbare vorm om zichzelf waar te maken. Het klassieke subsidiesysteem, met zijn relatief zware procedures, zijn klemtoon op lange termijnvisie en zijn inherente argwaan tegen elke vorm van commercialisering en winstrealisatie, biedt hier te weinig soelaas. Let wel -en ik zeg dit met hoofdletters- daarmee neem ik geen afstand van dat klassieke subsidiesysteem, integendeel. Ik stel enkel vast dat het als beleidsinstrument niet in alle omstandigheden toepasbaar en werkbaar is. De overheid moet nieuwe initiatieven nemen. Daarbij denk ik heel concreet aan de steun aan culturele bedrijven, onder de vorm van bankwaarborgen, goedkope leningen, participaties en beperkte investeringsimpulsen. Daarvoor lijkt de oprichting van een culturele investeringsmaatschappij, een soort culturele Gimv voor Vlaanderen, een veelbelovend spoor, dat ik momenteel onderzoek en verken. 3. Semi-professionele aanpak Met veel interesse ontdek ik tal van culturele initiatieven die het zuivere, lokale gemeenschapsleven zijn ontstegen en die soms ook meedraaien in beperkte Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

13 internationale subcircuits. Ze hebben vaak nood aan professionele impulsen, maar ze willen daarom niet helemaal professionaliseren. Het is mijn uitdrukkelijke bedoeling om een inspirerende praxis te scheppen die zich tussen de vrijwilligers- en volledig geprofessionaliseerde uitersten bevindt. Ik vind hier één van mijn belangrijkste beleidsuitdagingen. Ik wil vermijden dat al deze initiatieven zich bij gebrek aan alternatieven gaan nestelen onder de paraplu van de gesubsidieerde professionele kunsten. Daarom wil ik ook op dit vlak een nieuw beleidskader ontwikkelen, dat ik voorlopig omschrijf als steun aan semi-professionele werking.

14. Kerntaken In de voorbije decennia is de verhouding tussen het Vlaamse niveau en de gemeentebesturen drastisch veranderd. In dit verband wil ik hier, op deze avond, een belangrijke verklaring afleggen. Voor mij is deze verhouding er één van een gemeenschappelijke en gedeelde verantwoordelijkheid. Dit zijn geen vrijblijvende woorden, want ik kies duidelijke positie in een sluipend maar gevaarlijk discours. Het kan niet zijn dat de Vlaamse middelen voor een cultuur-, sport- of jeugdbeleid afvloeien naar een algemene financiering van de lokale besturen. Dit zou immers betekenen dat Vlaanderen het idee van de gedeelde en gezamenlijke verantwoordelijkheid verlaat en zich aansluit bij de visie van een verdeelde en afzonderlijke aanpak. De Vlaamse Gemeenschap -bij uitstek een culturele en sociale gemeenschap- zal dus ook voor de lokale praktijk prioriteiten en “gedeelde” aandachtspunten blijven stellen. Ik stel dit niet vanuit betutteling, bemoeizucht of voogdijreflexen. Ik kies hier voor een duet en niet een duel met de plaatselijke besturen. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

14 5. Interculturaliteit en diversiteit De cultuurnota legt een belangrijke nadruk op een eigen-zinnige rol van het cultuurbeleid in deze interculturele samenleving. Ik vind het echt belangrijk dat wij tegen brede stromen in blijven roeien; dat wij diversiteit niet duiden als een probleem, maar als een gewenste realiteit. Ik wil elke culturele instelling en elk lokaal bestuur aanmoedigen om voor de eigen organisatie of instelling acties te ontwikkelen voor een reële invulling van een drieledig diversiteitsconcept. Eén: meer participatiemogelijkheden; twee: een aanbod dat zich wil spiegelen aan onze interculturele samenleving en drie: culturele diversiteit op het niveau van professionele medewerkers en beheerders. Hoewel ik voldoende besef dat deze positieve actie niet zo eenvoudig is, wil ik samen met jullie écht streven naar zichtbare resultaten: op het einde van deze legislatuur moet op de werkvloer en in het beheer daadwerkelijk het intercultureel verschil gemaakt zijn. Samen met de administratie en alle steunpunten moet dit leiden tot een actieplan diversiteit, mét concrete en realiseerbare stappen. Voorstelling van en toelichting bij de beleidsnota Cultuur – dinsdag 18 januari 2005.

15 Tenslotte, Ik kom aan het einde van een lange toespraak. Als politicus vertolk en verdedig ik waarden en een maatschappijvisie, die ik terugvind in onze regeerverklaring en in mijn cultuurnota. In de commissie Cultuur van het Vlaamse Parlement beloofde ik om deze beleidsnota ook te verrijken met zowel de politieke als de maatschappelijke reacties. De vragen die u schriftelijke stelde, maar ook uw reacties die ik ongetwijfeld straks zal horen, vinden nog hun weg naar een actualisering van deze nota. Mijn toespraak begon bij de keuze voor een optimistisch, open, gedurfd en dynamisch cultuurbeleid. Ik zette me af tegen het cynisme, de polarisering en het kleingeestige gekibbel. Maar ik weet dat het cultuurbeleid van de komende jaren naast kansen op groei en ontwikkeling ook uitdagingen stelt en spanningen zal brengen. Mijn cultuurbeleid maakt keuzes. Hierbij kies ik niet voor de weg van de minste weerstand. Integendeel, ik vind en ontmoet fundamentele maatschappelijke en culturele dilemma’s. Ik word gelukkig omringd door sectoren die levenskrachtig en alert zijn. Samen met jullie, met de adviescommissies en andere structuren, met mijn performante en enthousiaste cultuuradministratie, wordt dit cultuurbeleid omgezet in cultuurpraktijk. Ik kies voor een gedeeld project, waarbij ik echter de verantwoordelijkheid niet ontloop. Met veel dank voor uw luisterbereidheid, uw enthousiasme en uw geloof in ons cultuurbeleid.

Bert Anciaux

Etats generaux de la culture


Lundi, janvier 31, 2005

Fadila Laanan Ministre de la Culture, de la Jeunesse et de l’Audiovisuel

États Généraux de la CULTURE Les Etats généraux de la Culture

Table des matières

1. Introduction de Madame la Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel et de la Jeunesse

2. Modus operandi- Démarche 2.1. Principes généraux 2.2. Mode opératoire 2.3. Suivi des Etats généraux

3. Diagnostic 3.1. Situation générale 3.2. Budgets limités 3.3. Structure institutionnelle complexe 3.4. Foisonnement dense et dispersé 3.5. Evolutions et tendances 3.6. Evolution politique 3.7. Evolution sociologique 3.8. Evolution internationale

4. Et demain ? Objectifs des Etats généraux Quinze objectifs pour les Etats généraux

(Lire la suite…)

Jacques Moeschal


Vendredi, décembre 31, 2004

Jacques Moeschal est décédé ce 24 décembre à Bruxelles. Il avait 91 ans (1913). Poète urbain, il nous laisse des pièces qui ponctuent de signes Bruxelles, ainsi que des villes comme Mexico ou le désert de Néguev. Son oeuvre la plus remarquable, dont il ne reste que des documents photos et films, est sans conteste la Flèche du Génie Civil conçue pour l’Expo 58. Architecte et néanmoins poète, il forma des matériaux contemporains comme l’acier, le béton et l’aluminium, avec même des réalisations in situ que l’on peut admirer par exemple à la gare du Midi. Avec peu de moyen et une symétrie appelant à une forme de mystique athée, son oeuvre globale inspire un sentiment d’équilibre et de calculs maintes fois repris. Autant créateur que pédagogue, il eut à certain moment besoin d’affirmer les mouvements d’une modernité internationale face à des pouvoirs locaux épris de classicisme, et cela dans une époque qui se remettait de cinq années de guerre. Assistant à la messe à l’Abbaye de la Cambre ce jeudi 30 décembre et à la réunion intime qui suivit, je fut frappé d’entendre nombre de ses amis, élèves et compagnons de route, parlés des qualités de coeur et d’esprit de Jacques Moeschal qui les ont tant marqués. Gageons que la création d’une fondation Jacques Moeschal puisse voir le jour, afin de réunir projets de sculptures et documents, qui lie à jamais Bruxelles, ville du nord, et de rendre pérenne sa mémoire et son oeuvre. P.C.


Comment libérer les artistes libres ?


Dimanche, septembre 26, 2004

Mesdames ,Messieurs;

entrez ! entrez ! Come in, please take place…

Is it necessery close de door ?….. Please ,don’t smoke during the happenning, the wether is so hot and it is a so beauteful room.

Ladys and gentlemens, the arts of work’s Good hevening Permet me to present you for this evening Mr Benoit Eugène.

« applaus »… please…, His big notority in the avant-garde art and administration Makes than is inutil to present him anymore.

During apoximate one hour we go enjoy a promess you to have a real beautiful dialogue With one of our masterworld free brain, Mister Benoit Eugène -Vous m’excuserez de m’exprimer exclusivement en français, mais il me semble que c’est une langur suffisament universelle, je pense, pour que chacun puisse la comprendre, de toute façon une traduction sera assurée pour les gens qui ne sont pas encore complètement civilisés dans cette salle. -Au nom de tous les libéraux et de tous les socialistes que les électeurs ont librement choisi de reconduire à la tête de notre gouvernement fédéral, salu

En ces temps difficiles où de plus en plus de contestataires se revendiquent de nos libertés démocratiques pour faire entrave à la volonté libre du peuple qui s’exprime librement par l’intermédiaire des représentants qu’il s’est librement donnés, je voudrais rendre hommage aux artistes, aux professionnels de la liberté que sont les artistes, aux artistes incarnation de la liberté, liberté faite homme et femme, aux artistes dont l’existence même constitue la preuve incontestable que nous vivons dans des sociétés libres. Aux artistes et bien sûr à leurs oeuvres qui au fronton de nos bâtiments, dans nos parcs, dans nos rues, nos villes et nos villages, nos campagnes, nos autoroutes, nos écoles, nos cimetières, nos églises, nos gares, nos hôpitaux, nos prisons, nos domiciles et – permettez moi cette confidence de l’ordre de l’intime, cet intime qui est désormais au centre des préoccupations de l’avant-garde – jusque dans ma salle de bain (je viens d’acquérir une brosse à dents Starck), -Yes, sorry please, I thing we need some air…Yes, thank you.

Perharps before I make the trenlation I need to prisice This is a discussion When there is discussion, everyone takes part, intervenes, advances arguments; To be precise: this hapening is thus makes a proposal for a discussion of it. While I think of things, I m inquiète with the idea that my invitation could be interpreted like a standpoint Je traduis…; Pour être précis : cette intervention est donc en fait une proposition de discussion. Et pendant que je pense à des choses, je m’inquiète à l’idée que mon invitation pourrait être interprétée comme une prise de position.Sorry Mr Benoit Eugène say ’s thank you to everybody to give me the power in the last elections , and congratuled the professionals of freedom who the artits are the perfect image and the most exemplar worker. -…Sorry… You can continue… » -Merci, Je disais donc rendez homage à leurs oeuvres donc, à vos oeuvres, vous les artistes, ces oeuvres qui célèbrent le culte de la liberté, cette « liberté chérie » à laquelle chacun peut se confronter, avec le calme, la distance et respect nécessaire, par la fréquentation de nos magnifiques expositions.

Sorry I make the translation He say is true that I do’nt hide me. I believe that my physical participation is essential with my work. It enables me to show that j’assume what I do. « j’ai always thought that a happening tv schow was free, from morality. Ik denk que is waneert hij is deprived of true ethical engagement, is condemned to become moralist and IK kyk naar this vrijheid in all responsable kunst propositie has in my own an prived badkamer when I use my starkteethbrush -L’importance des expositions pour le public ; Je partage d’ailleur tout a fait l’avis de mon collègue …

Durieux Député du Hainaut qui fût , dans cette région c’est bien naturel , la cheville ouvrière du projet du Hrand Hornu Que disait-il au début de ce projet il fesait ce constat : Les gens sont encore trop souvent victimes de la façon dont ils organisent leur vie, et c’est donc avant tout de culture qu’ils ont besoin. Mais je voudrais peut-être avant tout remercier les artistes pour leur sens immense de la responsabilité sans laquelle la liberté n’est rien d’autre que l’anarchie, cet état dégénéré de la société dont certains n’hésitent de nouveau plus à faire doctrine : dans nos sociétés libres les arts sont libéraux, les artistes libres et certainement pas libertaires.

C’est grâce à cet esprit de responsabilité, qui est aussi celui du gouvernement, aujourd’hui débarrassé de quelques trublions irresponsables portés en 1999 à l’assemblée par des électeurs probablement égarés par la complexité du vote électronique, des trublions dis-je qui échouèrent à éduquer leur base politiquement immature malgré leur soif réelle de s’élever à la culture de gouvernement, à ce noble art de gouverner, c’est grâce à cet esprit de responsabilité, disais-je, que les artistes peuvent jouer le rôle si positif qui est le leur, le votre, dans notre société libérale avancée, où…comme le notait fort justement Madame Christine Jamar dans un numero récent de l’Art Même « l’on reconnaît en l’artiste ce pouvoir de pointer les failles d’une démocratie fragile par essence, et, par-delà, son rôle d’aiguilleur ».

Qu’il est loin le temps où l’esprit de fronde animait des artistes frayant avec les mouvances révolutionnaire ou anarchisante qui voulaient détruire la société : de nos jours, loin des pink ou des black blocks,que nous voyons aujourd’hui a l’œuvre dans la région d’Evian et dans cette Suisse pourtant si calme d’ordinnaire ; c’est l’artiste et non l’anarchiste incarne la liberté des modernes, la liberté citoyenne s’ébrouant dans un espace public dont la stabilité des cadres fournit un écrin rassurant à des oeuvres temporaires, parfois des plus surprenantes, qui attirent un public de plus en plus nombreux, parfois venu de fort loin, contribuant ainsi au développement de l’économie locale, créant des synergies, notamment entre le public et le privé, indiquant les chemins du progrès et de la prospérité. On le vérifiera encore cet été avec le magnifique projet « Art and Cows » qui transformera Bruxelles en un espace poétique et ludique non exempt d’une réflexion sur les rapports entre le rural et l’urbain qui lui donnera toute sa portée critique.

Thank you, I try to give you a traduction Benoit Eugène says « for me make goods happenings, c’est already a revenge. For this reason I dont feel nostalgia for the misery in which I lived. All my energy was dispersed then, without following precise itinéraire. At present, I am much more happy and continue with a genial intuition « I believe that my origins semi-external semi-interns give a certain force to my life. And the artist have a positive role to assume with responsibility And a critic point of view « More than ever it is urgent, vandag, to discover another field d’action, across the bipolar thought: Marxism:capitalisme? Or country /city or art and cow A way of safeguarding the hummanrights vis-a-vis of the totalitarianism of the system and the party by preserving its dignity towards the god money, who dominates l’occident; it is necessary to transform the banking system of operation and of the availability of het geld, to change the laws, so run away with the cancer materialist who gouverne us . Le role of the artist will be significant. Professo eugène zegt « the artist is a signalman » -J’insiste sur ces synergies : avec les autorités que se sont librement données les citoyens par le biais démocratique des élections, d’abord.

Comme le notait Nathalie Stefanov : « il est évident que toute forme d’intervention artistique dans l’espace public, qu’elle relève du registre du pérenne ou de l’éphémère, doit au préalable bénéficier des accords de la Ville. L’espace public est un espace particulier, régi par des lois et à moins que le propos de l’artiste ne vise à les transgresser, l’organisation de la manifestation peut tirer profit de cette association. » . J’ajouterais qu’à la différence de l’occupation de bâtiments soit disant vacants et en tous cas toujours insalubres par de soit disant artistes, et là je suis tout a fait daccord avec la courageuse formule de mon collègue Charles Picqué, qui interviuvé par le journal Libération la semaine dernière, confronté au phénomènes des squatteurs du bas de St Gilles à expliqué aux journalistes, qu’il s’agissait de quelques zozos) Zozos je pense que c’est le mot qui s’impose c’est le mot scientifique qui s’impose,…Je pense que c’est d’ailleurs validé par l’Université, il faudra verifier. Des zozos donc ; parfois accompagnés d’immigrés inintégrables dans la vie de la société revendiquant tous azimuts on ne sait quels droits au besoin en violant les légations internationales,..et je sais ce que je dis ou encore l’occupation de la rue par des manifestations non autorisées aux heures de grande circulation (« street party », sic.) sans parler des agissements criminels du collectif sans ticket sur le réseau de la STIB, alors que les manifestations artistiques dans l’espace public, pour peu qu’elles s’inscrivent dans le cadre légal et démocratique, comme le disait Christine Jamar « pointent les failles d’une démocratie fragile » et jouent leur rôle « d’éclaireurs », nous indiquant les chemins des réformes nécessaires librement négociées. Le contraste…

Sorry Sir -Interesting We are now in a crutial moment I sad at the beginning that this is a discussion Than for sure you have the possibility to speak to, you can give a argument or ask a question to Mister Benoit Eugène -C’est la démocratie… -Then I resume For the moment « the better way for best artist in the best conditions is the synergie between the artist and the société Without transgression and conflicts who are only « zozozeries » Sorry for the accent Professor Eugène Please is any questions ? -Mr Benoit comment peut-on travailler avec le système politique en place ? –Monsieur Luc Grossens , je suis un peu étonné de cette question , je sais que vous appréciez parfois d’être provocateur. Fifurez vous que tout de même que cette citation de Stéphanie Stefanov je l’ai trouvé dans un numero de l’Art Même qui traitait précisément de vos intervention dans l’espace public à Bruxelles dans le cadre du projet « Energies » Alors là moi je suis quand même un petit peu étonné -Réaction de Mr Grossens inaudible.

Oui oui justement, ce que j’apprécie avec vous c’est que vous êtes le premier à être venu me voir et de demander les autorisations , dans le cadre de ce projet qui était d’ailleur soutenu non seulement par les autorités politiques mais également des autorités économiques oeuvrant pour l’environnement des associations Je trouve que votre attitude était parfaitement responsable et que notement votre propre intervention dans l’espace public est tout a fait de l’ordre de ce que disait Mlle Stefanov, c’est à dire que vous nous montrez les failles de notre démocratie si fragile et vous nous éclairez l’esprit , et je pense qu’au conseil communal nous avons été extêmement impressionnés et nous tenons beaucoup plus en compte les problèmes d’energie et d’environement. Je me dois de vous le dire et certainement pas pour vous flâter, D’autres questions ? -En effet quel étonnant contraste entre cette perversion de la liberté du « ni Dieu, ni maître », c’est à dire ni ministre ni bourgmestre, cri de ralliement des zozos braillant dans l’espace public, et cette liberté de l’artiste qui, grâce à son charisme, par petites touches subtiles, modifie notre vision des choses tout en restant dans le domaine du possible. -Yes sorry I have here a reaction, please, Mr Benoit Eugène Some body ask « OK we ask the dialogue with the public and prived autority « but how can one decide to show my work without informe me nobody spoke me about what t hat does want to say? Inadmissible C’est  »  » It does not matter! If c?est a private, organization, remains at it, then! One should not organize exibitions of my work without inform me . It passed with little meadows the same thing in a gallery parisienne. One had introduced some one of my activities and I learned only much later. That cannot continue this ! Not, that must stop ! To parcel out a single concept to present it completely scattered, that constitutes an aberration  » the public. He must knows that these shows are organized without my approbation It will be able to judge this with full knowledge of the facts. »

C’est un américain qui dit çà ? -Heu ! no sir he is a european one -Jaurais pensé que cele aurait été un americain, car quand je vois ce qu’il font a Guantalamo il n’on quand même pas de leçon a nous donner. …C’est ma reponse. -Je vous remercie beaucoup, vous pouvez continuer -Je vais prendre un autre exemple Alors que certains militent encore pour la suppression de la prison, il se trouve des artistes, comme à Ittre qui, parce qu’ils savent la prison indispensable à la société, en prennent librement leur parti et mettent leur art libre au service des architectes afin d’humaniser la condition des détenus en améliorant leur cadre quotidien. On est loin une fois encore des professions de foi irresponsables des abolitionnistes : l’amélioration de la prison et son ouverture à l’art permet de mieux faire accepter au public la nouvelle politique pénale qui se caractérisera par un enfermement plus fréquent des délinquants parce que la première des libertés, c’est quand même la sécurité des citoyens. De même, la célébration de l’anniversaire de la ligue des droits de l’homme dans ce centre ouvert qu’est « le petit chateau » a donné lieu à une grande hauteur de vue dans les propositions des artistes, qu’on aurait pu craindre, à une autre époque, prompts à occuper les lieux et à réclamer des papiers pour tous, à profiter du projecteur médiatique pour lancer des pétitions, ou pour ceux qui exposaient au Palais de justice, à se joindre aux manifestations des partisans du collectif contre les expulsions convoqués à la m^me période au tribunal pour y être jugés. C’est ce que je voulais dire au sujet de la synergie entre la culture le secteur public S’il n’y a pas de questions, j’aborderais ensuite la synergie avec avec l’entreprise. -I don’t no ? Everibody understand the situation for the moment ?

Pr Eugène insist in the importance of the synergies between the public : the reason / the artist : the medium and / the prived : the passion Anybody ask a question ? Il me semble pourtant que le moment -He bien je pense que l’exposé est d’une grande clarté -Réactions inaudible du public -Non non vous êtes libre de ne pas étouffer ! D’autant plus que j’en viens au point le plus important la synergie avec nos entreprises ensuite. Longtemps, les artistes se sentirent à juste titre menacés par les pouvoirs de l’argent. C’était un temps (déraisonable écrit le poete) où le développement du capitalisme exigeait des sacrifices : les mines devaient tourner pour assurer la prospérité future et nos grands hommes d’industrie n’avaient guère le temps de se soucier d’associer l’art à la fabrique. Ils n’hésitaient jamais cependant à contribuer à l’édification de monuments glorieux destinés à l’édification des masses : pensons à la statue de Cockerill qui orne la place du Luxembourg., qui casi sociologique permet à tout un chacun de comprendre la société dans la quelle il vit et la place qu’il occupe Ce capitalisme eut sans doute bien des excès, mais génie de la démocratie, la démocratie l’a transformé pour le mettre au service de l’intérêt général et du bien être de tous. De nos jours les entreprises sont citoyennes et apportent aux arts leur soutien désintéressé. En retour, les pratiques artistiques renouvellent l’art du management. L’exemple du Grand Hornu est à cet égard significatif, la firme Coca-Cola prenant l’initiative de diffuser en Belgique (global / local) des canettes support de l’oeuvre de quatre artistes, afin de faire connaître le nouveau musée. Les artistes sont enthousiastes par rapport à ce mode de diffusion inédit qui leur permettra de toucher le grand public, ce qui est aussi la vocation du musée.

Il est regrettable que des esprits chagrins puissent critiquer cette initiative, car après tout si le mécène tire profit de son geste, pourquoi s’indigner, n’est-ce pas là le principe de la réciprocité du don démontré par le grand anthropologue Marcel Maus ? Don que l’on appellerait aujourd’hui synergie Qu’auraot pensé de ces critiques basses et a courte vue comme dit mon ami Charlier ses intellectuels de gauche qui vont critiquer et après vont faire la fille devant le dernier Marix. Qu’aurait pensé d’une telle attitude le fondateur du Grand Hornu, Henri De Gorge, qui sut doter le site minier d’une magnifique architecture néo-classique et qui offrit à ses ouvriers « une cité d’habitation d’un luxe inouï pour l’époque » préfigurant notre politique du logement social ? Lui dont la statue trône aujourd’hui dans la cour du musée ne serait sans doute pas étonné d’un tel aveuglement : car malgré tous ses bienfaits, en 1830, « poursuivi par la foule des ouvriers en colère, il échappe de justesse au lynchage » nous apprennent les livres d’histoire.

Que les artistes aient compris tout l’avantage du sponsoring pour les arts me réjouit. C’est le résultat d’un long processus. La Belgique avait pris du retard sur l’Angleterre et la France. C’est lors d’un colloque à Liège en 1986 que notre pays décida de rattraper le temps perdu. S’en suivit une exposition qui présentait tous les bénéfices que l’art peut représenter pour l’entreprise. La BBL, Philippe Morris, Belgacom, aujourd’hui Coca-Cola et peut-être demain Microsoft participent désormais à l’épanouissement de l’art dans la cité. Parmi les mouvements de frétissement de cette politique, je voudrais citer l’exemple du Parlement Européen, et de ses sculptures. Réalisées par cinq de nos plus grands sculpteurs, alliant les matériaux des multinationales européennes mécènes aux symboles de notre grande Union, elles symbolisent cette alliance de la politique, de l’économie et de la culture que chaque jour nous construisons. Plus modestement, les sculptures du boulevard Albert II ont parachevé la grande oeuvre entamée dans les années 60 et qui a fait rentrer l’ancien quartier nord et finalement tout Bruxelles dans la modernité, modernité soulignée dans le cadre de Bruxelles 2000 par l’illumination ludique de nos plus beaux buildings. -Sorry thr professor say’s I resume : »

From Henri De Gorge to Laurent Busine » and « All that tries to bring back to the life something of death, not only do’nt help the research the research of new, but generates a phenomenon of prolongation which muddles a little more the things » Mr Benoit Eugène , a question for you ; « Monsieur le professeur ? Une formation de haut niveau dédiée au management artistique et stratégique pour l’artiste a été fondée en 1997, par le Général Jean Pichot-Duclos, Christian Harbulot et Benoît de Saint-Sernin, L’Ecole de Guerre Economique est la première formation européenne à proposer un enseignement de troisième cycle spécialisé sur le management à l’usage de l’artiste en environnement hostile. Les nouveaux antagonismes économiques issus de la globalisation des échanges, ont généré des pratiques concurrentielles inédites. Les manœuvres stratégiques offensives se multiplient (rumeurs, désinformation, déstabilisation, manipulations, dynamiques d’encerclement de marché) et fragilisent les entreprises qui ne sont pas préparées à ce type d’agissement. Désormais, la maîtrise de l’information est devenue un enjeu majeur pour les organisations culturelles aussi. Pensez vous pouvoir financer une telle organisation a Bruxelles ? » -Grâce au mécennat il est possible, si cela repond à un besoin il est normal que le marché alloue un financement, c’est la logique du marché si c’est utile cela sera financé ; -Est-ce-que quelqu’un parmis vous désire intervenir ? Silence Je viens Justement à l’international Loin des soit disant multitudes qui s’opposent sauvagement aux avancées vers plus de prospérité que projettent nos dirigeants démocratiquement élus lors de grandes conférences internationales, les artistes sont les meilleurs partisans de la mondialisation : l’unification du marché de l’art au niveau mondial n’a pas attendu l’Uruguay round, elle s’est faite naturellement, décuplant la valeur marchande de l’art et donc la reconnaissance dont bénéficient les artistes par la seule instance à la fois juste et neutre qu’il nous soit donnée de connaître dans ce monde – j’allais dire après Dieu mais je retiens ma langue parlant devant des libres penseurs – j’ai nommé le marché.

Et j’ai grandement apprécié l’exposition du NICC à Anvers, The big show dont le titre m’avait un temps fait craindre qu’elle tombe dans les excès et les provocations d’un Michael Moore et de son Big One, j’ai grandement apprécié dis-je, le professionnalisme et la tenue d’une exposition de dimension internationale à la fois par son ambition et son budget qui apportait cette petite note critique et le recul nécessaire à la mondialisation à visage humain à laquelle nous aspirons tous… avec peut-être en plus cette petite touche esthetique. – Professor say’s « the best way for the artist is to have a prize an international recognition and a professional feeling like this beautifull and ambicious nicc show in antwerpen call « The big show « The artist is the best mondialisateur I don’t no, the are somes reactions ? reaction of one in the audiance « the politic is an element of my language I do not believe in these incompetents of politicians. The politic for me, means creation and before all the will to transform reality  » an other  » freedom is the capacity which emerges from each existence. Is once this freedom reached, each one capable to determine the capacity of which it lays out for its own life  » an other « L’idéologie dominante organise la banalisation des découvertes subversives, et les diffuse largement aprés stérilisation. Elle réussit même à se servir des individus subversifs : morts, par le trucage de leurs oeuvres ; vivants, grâce à la confusion idéologique d’ensemble, en les droguant avec une mystique dont elle fait le commerce. »

C’est très beau ce que vous dites Mais je ne voudrais pas ici faire de démagogie et laisser croire que c’est à la seule lucidité des artistes que l’on doit cette inscription de l’art dans la cité selon des modalités aussi progressistes, face à tous les archaïsmes dont on entend parfois, malgré l’insonorisation de notre architecture, les cris effrayants monter de la rue. J’avancerais que si la liberté de l’artiste s’exprime d’abord par son individualité, sa responsabilité repose sur des mécanismes sophistiqués de division du travail qui n’ont rien à envier aux administrations et aux entreprises les plus efficaces. Division essentiellement du travail théorique et du travail pratique, si on exclut le travail de répartition des financements : le curateur fournit un cadre, l’exposition, dans lequel la liberté de l’artiste peut s’épanouir. Après avoir fixé le thème qui donnera un sens général à l’exposition, grâce à ses connaissances pointues qui l’assimilent à un véritable ingénieur artistique, le curateur réunit son équipe et répartit les artistes dans l’espace.

Il gère les problèmes de cohabitation qui ne manquent pas de survenir comme dans toute collectivité en fonction de l’adage : « la liberté s’arrête où commence celle du voisin ». Magnifique leçon ! Avec son équipe, il s’occupe de la promotion de l’exposition, du catalogue, transmettant au public le sens profond, comme la morale des fables, qui échappe parfois aux artistes dont la distraction en ce domaine n’est que la rançon des esprits libres. Grâce à ce système, qui fait l’admiration de Manpower paraît-il, on obtient des résultats étonnants en un temps record, tirant le meilleur profit des potentialités que récèle la liberté de l’artiste de travailler jour et nuit pour être prêt à l’heure du vernissage sans pour autant abuser de la protection sociale ou revendiquer une pension : un savoir-faire que le Ministère de la coopération s’efforce d’exporter au nom de l’aide au développement artistique vers des pays dont les réalisations en ce domaine font encore malheureusement trop souvent baisser le niveau des biennales. Mesdames et messieurs les artistes, c’est avant tout un fervent amateur d’art, de ses réalisations et de ses processus qui tenait à vous rendre hommage ce soir à travers cette petite causerie à laquelle Angel Vergara a bien voulu m’inviter, ce dont je tiens à le remercier en lui remettant, en collaboration avec la société Ryan Air, un aller simple pour la prochaine biennale de Venise. Vive l’Art, vive la Loi, vive la liberté et cet été les vaches seront bien gardées.